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[LECTURE] 2027, l’Europe aux urnes : nos démocraties respirent-elles encore ?

Sept élections législatives se tiendront dans l’Union. L’Estonie ouvrira le bal avant le 7 mars, suivie de la Finlande le 18 avril, de la Grèce avant le 25 juillet, de l’Espagne avant le 22 août, de la Slovaquie avant le 28 septembre, de la Pologne avant le 11 novembre et de l’Italie avant le 22 décembre. Quatre élections présidentielles s’y ajoutent, mais elles n’ont pas toutes le même poids démocratique, et la nuance mérite d’être posée. En France, le président sera élu au suffrage universel direct les 18 avril et 2 mai. En Slovénie également, avant le mois d’octobre. En revanche, le président allemand sera désigné le 30 janvier par l’Assemblée fédérale, et le président letton par la Saeima avant le mois de mai : il s’agit d’élections indirectes, où le corps électoral ne se prononce pas. Confondre les deux registres serait une erreur d’analyse, tant la légitimité conférée diffère.

David Chavalarias, « Toxic Data. Comment les réseaux manipulent nos opinions », Flammarion, 2022, 300 pages. Onze scrutins nationaux, onze occasions pour les peuples européens de reprendre la parole. L’année 2027 sera l’une des plus denses que le continent ait connues sur le plan électoral. Elle arrive au pire moment : celui où les instruments de la délibération […]

[C’est vendredi, la géopo fait son show ] Entre fastes et puissance : deux hommes dessinent l’ordre du monde qui vient

Trois jours de protocole ont été programmés : cérémonie militaire à la Maison-Blanche, dîner d'État organisé par Melania Trump auquel sont conviés les dirigeants de l'industrie technologique américaine, visite aux Archives nationales, où sont conservées la Constitution et la Déclaration d'indépendance. La dernière visite d'État de Xi Jinping à Washington remontait à septembre 2015, sous la présidence de Barack Obama.

A la tribune des Nations unies, Donald Trump rejette toute gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Puis, il accueille Xi Jinping sur le tarmac d’Andrews pour en discuter à deux. Vingt-quatre heures séparent ces deux scènes, et elles disent la même chose. Ennemis, rivaux, adversaires : deux impérialismes, une entente ? LE SUJET Xi Jinping a atterri sur […]

[ANALYSE] Le Groenland reste danois, sa défense devient américaine

Copenhague a salué un accord « bon pour l'OTAN et l'Europe », et Nuuk un compromis qui garantit sa sécurité. Le président américain, qui avait envisagé publiquement d'employer la force pour s'emparer de l'île, signe donc un texte reconnaissant la souveraineté danoise. Le paradoxe n'est qu'apparent, et il se dissipe dès lors que l'on distingue ce qui a été revendiqué de ce qui était recherché.

Washington obtient le contrôle sans revendiquer la souveraineté. Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé sur sa plateforme Truth Social avoir obtenu du Danemark et du Groenland un « contrôle permanent » sur la sécurité du territoire arctique. La signature est attendue cette semaine à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Copenhague a […]

[C’est vendredi, la géopo fait son show ] Pendant que Maduro demande l’abandon des poursuites du fond de sa cellule new-yorkaise, les États-Unis mettent la main sur le pétrole vénézuélien

Au même moment, à Caracas, le ministre américain de l'Énergie Chris Wright présidait la signature d'accords avec Chevron, Eni et GE Vernova. Cette simultanéité n'a rien d'anecdotique. Elle expose, en une seule semaine, ce que devient la souveraineté d'un État lorsque la puissance dominante cesse de la reconnaître.

Neuf mois après la capture d’un chef d’État, Washington préside à Caracas la signature de contrats portant sur les premières réserves de brut de la planète. La souveraineté cesse d’être un attribut que l’on possède pour devenir un privilège que l’on accorde. LE SUJET Depuis la prison fédérale de Brooklyn où il est incarcéré depuis […]

[C’est vendredi, la géopo fait son show ] Le Canada face à l’Amérique : la dignité contre l’arithmétique

« Le Canada n'a pas choisi cette guerre commerciale, qui représente un défi sans précédent, mais il n'acceptera jamais qu'un autre pays lui dicte la voie à suivre. » François-Philippe Champagne, ministre canadien des Finances.

Ottawa riposte à Washington au dollar près, au risque de la récession. Quand un différend commercial devient une question de souveraineté, l’arithmétique cesse de commander. LE SUJET Le Canada a choisi l’affrontement. À compter du 8 septembre, Ottawa appliquera des droits de douane de 15 à 50 %sur une série de produits américains : acier, produits laitiers, matériel […]