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[ANALYSE] Le Groenland reste danois, sa défense devient américaine

Copenhague a salué un accord « bon pour l'OTAN et l'Europe », et Nuuk un compromis qui garantit sa sécurité. Le président américain, qui avait envisagé publiquement d'employer la force pour s'emparer de l'île, signe donc un texte reconnaissant la souveraineté danoise. Le paradoxe n'est qu'apparent, et il se dissipe dès lors que l'on distingue ce qui a été revendiqué de ce qui était recherché.

Washington obtient le contrôle sans revendiquer la souveraineté. Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé sur sa plateforme Truth Social avoir obtenu du Danemark et du Groenland un « contrôle permanent » sur la sécurité du territoire arctique. La signature est attendue cette semaine à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Copenhague a […]

[C’est vendredi, la géopo fait son show ] Pendant que Maduro demande l’abandon des poursuites du fond de sa cellule new-yorkaise, les États-Unis mettent la main sur le pétrole vénézuélien

Au même moment, à Caracas, le ministre américain de l'Énergie Chris Wright présidait la signature d'accords avec Chevron, Eni et GE Vernova. Cette simultanéité n'a rien d'anecdotique. Elle expose, en une seule semaine, ce que devient la souveraineté d'un État lorsque la puissance dominante cesse de la reconnaître.

Neuf mois après la capture d’un chef d’État, Washington préside à Caracas la signature de contrats portant sur les premières réserves de brut de la planète. La souveraineté cesse d’être un attribut que l’on possède pour devenir un privilège que l’on accorde. LE SUJET Depuis la prison fédérale de Brooklyn où il est incarcéré depuis […]