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[ANALYSE] Cent millions de barils annoncés, vingt-cinq millions réellement nouveaux

L'engagement porte sur quatre mois, donc jusqu'à fin janvier, avec un calendrier volontairement déséquilibré : une libération « substantielle » de gazole est prévue dans les vingt premiers jours. Emmanuel Macron a indiqué que la France privilégierait le gazole au départ, par « volonté d'envoyer un signal clair au marché ».

Ce que le communiqué du G7 se garde de ventiler, et ce que le rythme de déstockage permet d’en déduire Le 2 octobre, à l’issue d’une visioconférence présidée par la France, les dirigeants du G7 ont annoncé la libération de « jusqu’à 100 millions de barils » de gazole et de pétrole brut en quatre mois, coordonnée par l’Agence […]

[C’est vendredi, la géopo fait son show ] Deux cents milliards pour des électrons : l’Amérique fait financer sa course à l’intelligence artificielle par la Corée du Sud

Première chose à établir, car elle commande toute la lecture : cette somme n'est pas nouvelle. Elle constitue la tranche en numéraire des 350 milliards de dollars que Séoul a concédés à l'été 2025 pour obtenir que ses droits de douane soient ramenés de 25 % à 15 %, les 150 milliards restants étant fléchés vers la construction navale. L'engagement datait donc de quinze mois. Ce qui a été annoncé mercredi, c'est son affectation, arrêtée lors d'une rencontre entre Donald Trump et le président sud-coréen Lee Jae-myung en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la semaine précédente.

Mercredi, dans le Bureau ovale, Donald Trump a détaillé l’emploi de 200 milliards de dollars sud-coréens. Trois projets, tous énergétiques.  LE SUJET La scène a eu lieu le mercredi 30 septembre dans le Bureau ovale. Le président américain, entouré de ses ministres et des dirigeants des entreprises concernées, a présenté ce qu’il a appelé « l’ensemble colossal » : […]

[LECTURE] 2027, l’Europe aux urnes : nos démocraties respirent-elles encore ?

Sept élections législatives se tiendront dans l’Union. L’Estonie ouvrira le bal avant le 7 mars, suivie de la Finlande le 18 avril, de la Grèce avant le 25 juillet, de l’Espagne avant le 22 août, de la Slovaquie avant le 28 septembre, de la Pologne avant le 11 novembre et de l’Italie avant le 22 décembre. Quatre élections présidentielles s’y ajoutent, mais elles n’ont pas toutes le même poids démocratique, et la nuance mérite d’être posée. En France, le président sera élu au suffrage universel direct les 18 avril et 2 mai. En Slovénie également, avant le mois d’octobre. En revanche, le président allemand sera désigné le 30 janvier par l’Assemblée fédérale, et le président letton par la Saeima avant le mois de mai : il s’agit d’élections indirectes, où le corps électoral ne se prononce pas. Confondre les deux registres serait une erreur d’analyse, tant la légitimité conférée diffère.

David Chavalarias, « Toxic Data. Comment les réseaux manipulent nos opinions », Flammarion, 2022, 300 pages. Onze scrutins nationaux, onze occasions pour les peuples européens de reprendre la parole. L’année 2027 sera l’une des plus denses que le continent ait connues sur le plan électoral. Elle arrive au pire moment : celui où les instruments de la délibération […]

[ANALYSE] Les canicules ont prélevé 113 milliards d’euros sur l’économie européenne

Le chiffre mérite qu'on s'y arrête pour une raison simple : il ne correspond à presque aucun dégât matériel. Rien ne s'est effondré, rien n'a brûlé dans ces 113 milliards. Ils sortent d'usines qui ont moins produit et de salariés qui ont moins travaillé.

Une facture sans dégâts visibles, que l’assurance ne couvre pas et que 2027 devrait alourdir Allianz a publié son Climate Economics Report 2026. L’assureur y chiffre à 113 milliards d’euros ce que les vagues de chaleur de l’été ont coûté à trente pays européens, soit 0,46 % de leur produit intérieur brut attendu. Le chiffre mérite qu’on s’y arrête pour une […]

[C’est vendredi, la géopo fait son show ] Entre fastes et puissance : deux hommes dessinent l’ordre du monde qui vient

Trois jours de protocole ont été programmés : cérémonie militaire à la Maison-Blanche, dîner d'État organisé par Melania Trump auquel sont conviés les dirigeants de l'industrie technologique américaine, visite aux Archives nationales, où sont conservées la Constitution et la Déclaration d'indépendance. La dernière visite d'État de Xi Jinping à Washington remontait à septembre 2015, sous la présidence de Barack Obama.

A la tribune des Nations unies, Donald Trump rejette toute gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Puis, il accueille Xi Jinping sur le tarmac d’Andrews pour en discuter à deux. Vingt-quatre heures séparent ces deux scènes, et elles disent la même chose. Ennemis, rivaux, adversaires : deux impérialismes, une entente ? LE SUJET Xi Jinping a atterri sur […]

[ANALYSE] Le Groenland reste danois, sa défense devient américaine

Copenhague a salué un accord « bon pour l'OTAN et l'Europe », et Nuuk un compromis qui garantit sa sécurité. Le président américain, qui avait envisagé publiquement d'employer la force pour s'emparer de l'île, signe donc un texte reconnaissant la souveraineté danoise. Le paradoxe n'est qu'apparent, et il se dissipe dès lors que l'on distingue ce qui a été revendiqué de ce qui était recherché.

Washington obtient le contrôle sans revendiquer la souveraineté. Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé sur sa plateforme Truth Social avoir obtenu du Danemark et du Groenland un « contrôle permanent » sur la sécurité du territoire arctique. La signature est attendue cette semaine à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Copenhague a […]